Chatterie des Maudor

La PKD


Qu'est-ce que c'est ?

La polykystose rénale, couramment appelée PKD (pour Polycystic KidneyDisease) est une maladie rénale héréditaire fréquente chez différentes races de chat, notamment chez le Persan et les races apparentées, comme les British et cie (la fréquence de présence du gène est estimée à 12% chez le British).

Les symptômes

Cette affection se traduit par le développement progressif de kystes dans les reins, par la destruction du tissu rénal, par une insuffisance rénale chronique pouvant conduire à la mort prématurée de l'animal. On voit ci-contre la comparaison entre un rein sain (à gauche) et atteint (à droite).

Le dysfonctionnement rénal apparaît entre 2 et 10 ans en fonction du rythme de croissance des kystes rénaux.

La transmission génétique

La polykystose rénale est une maladie monogénique qui se transmet selon un mode autosomal dominant.

C'est-à-dire qu'elle implique un seul gène, qu'elle n'est pas liée au sexe et que la présence d'un seul exemplaire du gène défectueux suffit à provoquer la maladie. Si un des parents est porteur d'une copie du gène, alors il y a une chance sur deux q'un chaton soit atteint. Si les deux parents portent chacun une copie du gène, il y a 3 chances sur 4 qu'un chaton soit atteint. Il est donc essentiel que les parents soient testés négatifs pour la PKD, à savoir qu'ils ne possèdent tous les deux aucune copie du gène.

Si vous achetez un chaton, il est donc nécessaire de s'adresser à un éleveur faisant naître des chatons sains, et dont tous les reproducteurs sont sains et donc non porteurs du gène.

Un dépistage nécessaire

Avant l'existence d'un test génétique, la PKD était en général diagnostiquée par échographie (ultrasons) permettant la détection de la maladie à un stade relativement précoce. Cette méthode visualise par imagerie la présence de kystes sur les reins. Cette technique est efficace à condition d'être réalisée par du personnel expérimenté et avec un matériel adapté. La maladie étant évolutive, elle doit être répétée chaque année.

Des chercheurs de l'université de Californie ont identifié le gène responsable puis la mutation PKD1 provoquant le défaut génétique. Un test ADN a été développé et validé dans le but de déterminer, dès la naissance, si un chat est sain ou atteint de PKD à partir d'un simple frottis buccal ou d'une prise de sang (fiabilité supérieure à 99%). Les éleveurs faisant un travail sérieux de sélection et ayant à coeur de faire naître des chatons sains pratiquent ce test génétique sur tous leurs reproducteurs.

Et si le chat est atteint ?

Le dépistage précoce d'un chat atteint de PKD (avant qu'il ne développe les signes cliniques) permet d'adapter son alimentation et d'appliquer éventuellement certains traitements préventifs afin de retarder et de limiter le développement de l'insuffisance rénale. C'est cependant une méthode palliative car le chat ne pourra jamais être guéri et aura une espérance de vie plus faible.

* Sources : Laboratoires Antagène et Genindexe

 



24/05/2010
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